Pèlerinage de rentrée à Frouville – 04 octobre 2020

by Abbé de Massia, 3 septembre 2020

Nous aurons notre pèlerinage traditionnel de rentrée le dimanche 04 octobre. Voici le programme :

  • Messe à 10h à Butry
  • Pique-nique paroissial tiré du sac dans la campagne
  • 14h : Marche jusqu’à ND de Frouville – topo et confessions pendant la marche
  • 15h30 : Salut du Saint Sacrement – fin vers 16h.

Chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle – Frouville.

Nichée au milieu des bois, au bout d’une grande allée bordée d’arbres, face à l’entrée du château, s’élève une petite chapelle dédiée à la Vierge, sous le nom de « Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle ». C’est un lieu de pèlerinage, suite à une apparition miraculeuse de la Vierge Marie à un jeune pâtre de Frouville, le 25 mars 1560, jour de sa première communion. Ce jeune berger, du nom de Gudin ou Gulin, n’en avait pas pour autant été dispensé de garder son troupeau. Comme il avait reçu de son confesseur une pénitence, il priait avec une telle ferveur la Vierge Marie qu’elle lui apparut pour lui exprimer combien ses prières lui étaient agréables, et lui annoncer : « Le temps que tu dois passer sur la terre ne sera pas bien long ; dans trois jours tu seras avec moi au Paradis, où tu jouiras éternellement de Dieu. »

Le pieux jeune homme ne garda pas pour lui le secret des faveurs dont il venait d’être honoré et fit rapidement connaître cette apparition et la prédiction de sa mort. Quelle nouvelle à répandre ! Quelle bonne nouvelle pour cet enfant à l’âme candide ! Sa fin arriva comme annoncé et l’enfant plein de santé fut trouvé mort dans la grange. Le jeune berger, d’après la tradition, était agenouillé sur une énorme culée de bois. Ce bois fut religieusement conservé. On y plaça une petite croix et une image de la Sainte Vierge. Le bruit de l’événement se propagea rapidement. Tout ce qu’il avait raconté était donc bien la vérité. Pénétrés de cette conviction, les habitants de Frouville et des villages des environs, prirent le chemin du bois pour invoquer la protection de « Notre-Dame », sur le lieu même où elle avait daigné apparaître. Les pèlerins accourant de toutes parts et les grâces se multipliant, la nécessité de construire une chapelle s’imposa.

 

Au-dessus de l’entrée de la chapelle, une large pierre porte l’inscription : Vierge mère et fils notre divin sauveur, bénis le pèlerin qui vient te rendre hommage à genoux, au pied de ton image. Cet édifice a été de tous temps un lieu de pèlerinage très fréquenté. On y venait de très loin et très nombreux. En période de calamités, il pouvait, dit-on, y accourir jusqu’à 3 000 à 4 000 personnes. Ces pèlerinages annuels avaient pour origine des vœux prononcés au XVIIe siècle pour la cessation de fléaux tels que la peste. La dévotion à Notre Dame attirait des pèlerins des diocèses de Beauvais, de Versailles et même de Calais. En 1913, sous la présidence de Mgr Gibier, on dénombra jusqu’à trois mille personnes. La procession, qui se déroulait le matin vers dix heures, était suivie par une messe dite en plein air. Suivaient d’ordinaire des repas champêtres et de bruyantes réjouissances interrompus vers seize heures par les vêpres.